De haut en bas et de gauche à droite, Christophe Bourseiller en 2022 ; enfant, avec Marina Vlady dans « Deux ou trois choses que je sais d’elle » (1967), de Jean-Luc Godard ; la fac de Nanterre ; Mao Zedong ; le poète révolutionnaire Isidore Isou ; Jean-Luc Godard ; Christophe Bourseiller adolescent avec Danièle Delorme dans « Un éléphant ça trompe énormément » (1976), d’Yves Robert. COLLAGE RICARDO SANTOS POUR M LE MAGAZINE DU MONDE, D'APRÈS ROGER-VIOLLET. HANNAH ASSOULINE/OPALE. AFP. ARGOS FILMS/ANOUCHKA FILMS/ LES FILMS DU CARROSSE/AFP. INTERCONTINENTALE/AFP. GAUMONT/JEAN-PIERRE FIZET/AFP. AFP.
Cette enfance devant la caméra était pour ainsi dire inscrite dans l’ADN de Christophe Bourseiller. Sa mère, Chantal Darget, était comédienne – elle apparaît dans Bande à part (1964) et Masculin féminin (1966), de Jean-Luc Godard ; son beau-père, Antoine Bourseiller, dont il empruntera très tôt le nom (Christophe est né Gintzburger), fut un acteur et metteur en scène marquant du théâtre français des années 1960. Il était sans doute inévitable pour lui de se trouver happé par le milieu.
Christophe Bourseiller a 5 ans lorsqu’il incarne l’un des enfants de La Guerre des boutons (1962), d’Yves Robert, un ami de la famille. Un peu plus tard, il enchaîne Une femme mariée (1964) et Deux ou trois choses que je sais d’elle (1967), de Jean-Luc Godard. « On connaissait très bien Jean-Luc, s’amuse aujourd’hui Christophe Bourseiller, 68 ans. C’est notre voiture qui apparaît dans Bande à part. Et La Chinoise [1967] a été tournée chez nous. Nous avions déserté notre appartement pendant six mois, Jean-Luc nous l’a rendu rafraîchi, dans un état impeccable. »






