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Économie

Publié le 26 juillet 2026 à 11:53. / Modifié le 26 juillet 2026 à 11:55.

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Pour Georges Kern, «les droits de douane relèvent du protectionnisme, mais il existe des secteurs que les Américains n’ont pas besoin de protéger, car ils n’en ont tout simplement pas». Interrogé dans la NZZ am Sonntag, le directeur général et copropriétaire de Breitling insiste: «Les montres suisses en font partie. Il serait juste d’exempter ces secteurs des droits de douane.» Selon lui, pareille exception profiterait à la fois aux consommateurs, qui bénéficieraient de prix plus bas, aux entreprises, dont la charge fiscale serait allégée, et aux manufactures américaines, qui pourraient investir davantage. Selon Georges Kern, «le marché américain est le seul qui soit en plein essor».Ces derniers mois, malgré les droits de douane, Georges Kern et Breitling ont massivement investi aux Etats-Unis. Comme d’autres, ils ont déjà obtenu le remboursement intégral des tarifs imposés par le président Donald Trump en 2025, et qui ont été invalidés par la Cour suprême en février dernier. Depuis vendredi, les fabricants suisses savent que leurs exportations vers les Etats-Unis seront désormais taxées à 12,5%. Pour Georges Kern, «nous subissons les droits de douane américains depuis un an maintenant et on finit par s’y habituer». Il ajoute: «Nous devons accepter et nous concentrer sur la mise en œuvre d’améliorations progressives et pragmatiques. L’important, c’est d’avoir deux ans de calme pour pouvoir planifier sereinement.»