Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Corps et âme Corps et âme Corps et âme Quand la maladie, le handicap ou la perte d’autonomie s’invitent dans la vie de couple, l’aimant devient aussi aidant. Préserver le désir et la complicité quand les gestes de soin remplacent peu à peu les caresses est un défi. Article réservé aux abonnés Catherine (les prénoms ont été changés) sourit en se remémorant cette phrase que Jonas, son mari, lui a lancée au lendemain de leur rencontre, en 1995 : « Je te propose un bail de trente ans. » A cette époque, elle a 33 ans, est comptable, divorcée et mère de deux enfants nés d’une précédente union. Jonas, lui, est célibataire sans enfants et atteint d’une sclérose en plaques, diagnostiquée dès ses 19 ans. Catherine accueille sa pathologie, qui n’est ni perceptible ni invalidante à ce moment-là, mais confie qu’elle ne l’a « pas conscientisée tout de suite ». Une première grosse crise survient trois ans après. Jonas chute et est hospitalisé quelques jours. A la suite de cet événement, sa maladie ne fait que progresser. « Au début, ça a été une grande panique, et je me suis demandé si j’étais en capacité de supporter tout ce qui allait arriver. Je ne voulais pas que notre vie soit centrée autour de la sclérose en plaques. Finalement, j’ai avancé étape par étape, mais il y a eu des moments où il a fallu que je sois plus forte, quand Jonas a subi de grosses opérations », raconte la sexagénaire. Il vous reste 87.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.