EconomieClimat et transitionsPolitique économiqueTech et transformationsEntreprisesMédiasEmploi - ManagementEconomie. Interdit en France et dans de nombreux pays européens, le business des "marchés prédictifs" pourrait malgré tout se frayer un chemin. A quelques conditions. articleLecture 15 MinPublié le 12/04/2026 à 08:45bookmarkLa société ICE, propriétaire de la Bourse de New York, a annoncé investir dans Polymarket et distribuer ses données.ShutterstockIl n'a pas de nom. Ou plutôt, il en a un, mais personne ne le connaît. Sur Polymarket, les parieurs comme lui ne sont identifiés que par des adresses de portefeuilles cryptographiques composées de chiffres et de lettres. Ce qu'on sait de lui, en revanche, c’est qu’il est Français. Et qu’au cours des semaines précédant l'élection présidentielle américaine de novembre 2024, il a misé un joli pactole sur la victoire de Donald Trump. A l'époque, les sondages jugeaient la course serrée entre le républicain et la démocrate Kamala Harris. Quand les résultats sont tombés, le mystérieux français a empoché environ 50 millions de dollars. Son histoire a fait le tour du monde, jusqu’aux oreilles de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Quelques jours plus tard, les prises de position sur la plateforme new-yorkaise devenaient indisponibles aux utilisateurs tricolores. La Belgique, la Pologne, l’Italie, la Suisse, la Roumanie, les Pays-Bas et l’Allemagne, ont rapidement fait de même. En Europe, où seule l'Espagne fait exception, la méfiance s'est installée contre ceux que l’on appelle les "marchés prédictifs" comme Polymarket, Kalshi, ou Opinion Trade. Ces sites Web où l’on peut placer de l’argent sur tout et n’importe quoi : le nombre de tweets qu’Elon Musk pianotera dans la semaine, la date de lancement du prochain modèle d’Anthropic, le retour de Jesus Christ sur Terre ou la température maximale à Séoul demain. L’accumulation de ces mises crée une forme d’oracle qui, selon ses promoteurs, prédit l’avenir en direct..