Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Le réalisateur de « Gavagai, et autres malentendus », son sixième long-métrage en vingt-quatre ans, mène une carrière discrète, marquée par une œuvre d’une belle originalité. Article réservé aux abonnés Après le magnifique L’Aventure rêvée, de la réalisatrice allemande Valeska Grisebach (sorti le 15 juillet), nous sommes invités, mercredi 22 juillet, à découvrir Gavagai, et autres malentendus, le nouveau film de son compatriote Ulrich Köhler. Un drôle de hasard du programme, donc, sur nos écrans estivaux : deux membres d’une école berlinoise qui consacra au début des années 2000 la brève efflorescence d’une poignée de jeunes auteurs ambitieux, singuliers, parfaitement excentriques dans le paysage relativement morne du cinéma de consommation courante allemand. Nommons également Christoph Hochhäusler, Angela Schanelec, Henner Winckler ou, le plus reconnu et régulier d’entre tous, Christian Petzold. Le groupe, qui suscita alors la ferveur des cinéphiles, ne connut pas la fortune escomptée. Disséminés, les auteurs, pour ceux qui s’accrochèrent, poursuivirent une carrière entachée aussi bien par la lenteur sans concession de leur préparation que par de réelles difficultés de production. Sans doute se sont-ils faits de longue date à l’idée que l’industrie du cinéma allemand n’était pas là pour durablement les aider. Trop ambitieux, trop bizarres, porteurs d’une trop haute idée de leur art dans un pays qui – en dépit de Friedrich Wilhelm Murnau (1888-1931), Fritz Lang (1890-1976) et Rainer Werner Fassbinder (1945-1982) – ne s’est jamais tout à fait convaincu que le cinéma pouvait être un art. Köhler, 56 ans aujourd’hui, a donc poursuivi en solitaire, à l’instar de ses compagnons, une carrière discrète, avec six longs-métrages réalisés en vingt-quatre ans. Il n’empêche : l’œuvre est empreinte d’une belle originalité, naviguant entre cruelle ironie et mélancolie galopante. Il vous reste 70.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le cinéma de l’Allemand Ulrich Köhler, entre ironie et mélancolie
Le réalisateur de « Gavagai, et autres malentendus », son sixième long-métrage en vingt-quatre ans, mène une carrière discrète, marquée par une œuvre d’une belle originalité.







