Quelques jours après la découverte de la mort de Daniel Siad, retrouvé lundi à son domicile de Colombes (Hauts-de-Seine), le parquet de Nanterre a indiqué ce vendredi 24 juillet que l'autopsie "n'a pas mis en évidence de cause immédiate du décès à ce stade". Cet homme de 69 ans était suspecté d'avoir opéré comme rabatteur de femmes pour le pédocriminel Jeffrey Epstein.
L'examen médico-légal, pratiqué jeudi, n'a pas révélé de "traces de violences récentes pouvant être en lien avec le décès", a précisé le ministère public dans son communiqué transmis à RTL. Il a en revanche "permis de constater un état de santé altéré, ainsi que des traces d'un infarctus ancien pouvant exposer à un risque de mort subite", ajoute le parquet. Des analyses complémentaires, notamment toxicologiques et sur les tissus prélevés, ont été requises. L'enquête en recherche des causes de la mort,
confiée à la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, "se poursuit", conclut-il.
Cinq plaintes contre luiCinq femmes avaient porté plainte contre Daniel Siad, certaines pour viol et traite d'êtres humains. Ce recruteur de mannequins, qui se présentait comme "né Français et citoyen suédois", faisait l'objet d'une enquête à Paris. Il était sorti du silence sur RTL en mai dernier , clamant son innocence. Il avait par ailleurs affirmé vouloir être entendu par les enquêteurs pour livrer sa version des faits.











