Après le Canada et le Brésil, une soixantaine de pays se retrouvent à leur tour visés par de nouveaux droits de douane, au moment où les surtaxes temporaires mises en place par Donald Trump en février arrivent à échéance.A compter de vendredi, ces pays verront des droits de douane de 10 % ou 12,5 % s’appliquer à un certain nombre de leurs produits entrant aux États-Unis.Ils prendront le relais des droits de douane de 10 % imposés en février dernier et qui arriveront à échéance à la même heure.Ces droits de douane temporaires, d’une durée de 150 jours, avaient été mis en place par Donald Trump dans la foulée de la décision de la Cour suprême d’annuler la majorité des surtaxes implantées depuis son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2025.Cette nouvelle surtaxe est le résultat d’une enquête, lancée mi-mars par le représentant de la Maison-Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, afin de déterminer si les partenaires commerciaux des États-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du travail forcé.« Depuis plus d’un siècle, les États-Unis ont interdit les produits importés issus totalement, ou partiellement, du travail forcé et ont appliqué strictement cette loi », a assuré un responsable américain à la presse jeudi.Selon lui, ces surtaxes visent à « inciter nos partenaires commerciaux à rejoindre les États-Unis pour éliminer le travail forcé de la chaîne mondiale d’approvisionnement ».Les pays disposant d’une législation que les États-Unis estiment incomplète se voient imposer 10 % sur un certain nombre de leurs produits. Ceux qui n’ont pour l’instant rien fait contre le travail forcé se verront appliquer 12,5 %.En parallèle, Washington affirme négocier avec les différents pays concernés pour qu’ils accélèrent la mise en place d’une législation en la matière ou qu’ils appliquent davantage les textes de loi existants.« Certains pays sont déjà passés de 12,5 % à 10 % parce qu’ils ont décidé d’anticiper et de mettre en place une législation. L’Inde en est un exemple », a précisé ce responsable américain.L’énergie et les matières premières qui ne sont pas produites aux États-Unis devraient toutefois être exclues de la liste des produits concernés.