Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Le centre d’art contemporain de la cité ardéchoise présente une foisonnante récolte de pommes de terre artistiques, rappelant au passage la dimension politique du tubercule. Article réservé aux abonnés Le Château d’Aubenas, imposante bâtisse médiévale au cœur de la cité ardéchoise devenue centre d’art en 2024, prend la pomme de terre pour blason tout l’été. Tubercule informe, motif banal ? Omniprésente dans nos vies quotidiennes, la pomme de terre s’est fait une place paradoxale dans le champ artistique, que l’exposition « Des patates » vient joyeusement explorer, après avoir germé dans l’esprit des jeunes commissaires Simon Bruneel-Millon et Clémentine Planche. « L’Ardèche et la pomme de terre, c’est une longue histoire », justifie la curatrice, chargée des expositions du lieu. Bien sûr, il y a de nombreux plats à base de pommes de terre dans la région, comme partout, et aussi un Festival de la purée ou une Fête de la patate. Mais l’association Les Amis de la Truffole (autre nom de la patate), à Saint-Alban-d’Ay (Ardèche), avance aussi que les premières pommes de terre cultivées en France l’ont été ici au XVIIe siècle. L’agronome Olivier de Serres (1539-1619), qui vivait à quelques kilomètres d’Aubenas, mentionnait lui-même dès 1600 la présence locale de « cartoufles » : véritables pommes de terre, topinambours ou autre tubercules ? Il vous reste 80.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.