« LE MONDE »

L’Union européenne a de nouveau permis, jeudi 23 juillet, aux plateformes de détecter des contenus pédopornographiques dans les conversations de leurs utilisateurs, hormis celles protégées par un chiffrement de bout en bout. Cette mesure a fait l’objet de tractations particulièrement ardues, mettant dos à dos les associations de protection de l’enfance et les défenseurs de la vie privée, le Parlement européen et les Etats membres.

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Depuis près de quatre mois, les plateformes souhaitant détecter et supprimer des images ou vidéos pédopornographiques opéraient dans un vide juridique absolu au sein de l’Union européenne (UE). Le cadre légal encadrant ces détections a expiré début avril, faute d’accord entre les pays de l’UE et les eurodéputés. En vertu des règles adoptées jeudi, ces scans sont donc à nouveau autorisés, mais pas obligatoires. Le texte a vocation à être temporaire, et ne s’appliquera que jusqu’à avril 2028.