Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Tourisme Tourisme Tourisme Plages bondées, files d’attente, multiplication des logements Airbnb… Si la capitale de la Haute-Savoie tire une partie de ses revenus du tourisme, les excès de celui-ci agacent de plus en plus les habitants. Article réservé aux abonnés Les fortes températures qui se sont abattues sur la France depuis le mois de mai ont fait du lac d’Annecy un lieu particulièrement prisé. Ce samedi 18 juillet, ses plages officielles sont bondées. A la recherche d’un peu de fraîcheur, des badauds se baignent aussi là où des panneaux signalent « Baignade interdite » ou « A vos risques et périls », alors que quatre noyades ont déjà été comptabilisées dans le lac depuis le début de l’année. Au même moment, sur la route départementale qui fait le tour du lac, les vélos défilent sans arrêt sur la piste cyclable, quand voitures et motos circulent, elles, laborieusement. « C’est une autre dynamique, l’été », reconnaît Vanessa Bruno, maire (sans étiquette) de Veyrier-du-Lac, vice-présidente de l’agglomération du Grand Annecy chargée de la gestion et de la régulation du tourisme et présidente de l’office du tourisme du Grand Annecy. De fait, les rues du centre historique sont si bondées en été qu’il est difficile d’y circuler, les files d’attente s’allongent devant les glaciers, et les riverains, par ailleurs excédés par la flambée des prix de l’immobilier, se plaignent de ne plus reconnaître leur ville. A l’exemple d’Aurélien Soustre, qui vit dans le vieil Annecy. Celui-ci est, pour lui, devenu « un parc d’attractions ». « On est en train de développer une économie type d’un pays sous-développé », avec, « petit à petit, une substitution du tissu commercial », devenu peu qualitatif et à la seule destination des touristes. Il vous reste 72.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.