Le ministre de l’énergie américain, Chris Wright, à Washington, le 17 juillet 2026. ROD LAMKEY/AP PHOTO

Le nucléaire civil saoudien pourrait bien devenir une réalité après l’annonce par les Etats-Unis, mercredi 22 juillet, d’un accord avec Riyad ouvrant la voie à la construction de centrales nucléaires dans le royaume qui dépend pour l’heure du gaz et du pétrole pour produire son électricité.

Dans un communiqué, le ministre de l’énergie américain, Chris Wright, affirme que l’accord « jette les bases juridiques d’un partenariat de plusieurs décennies » visant à « renforcer les relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, à assurer la prospérité chez nous et la sécurité de nos alliés à l’étranger ».

L’accord conclu entre les deux pays permettra « de développer les exportations américaines de technologies nucléaires » et de « créer des emplois bien rémunérés aux Etats-Unis », est-il précisé dans le document signé par M. Wright et son homologue saoudien, le prince Abdulaziz Ben Salman. Il doit encore être soumis au Congrès américain mais celui-ci, à majorité républicaine, ne devrait pas s’opposer à sa mise en œuvre.

Les médias américains avaient ébruité la signature de l’accord en début de journée. Selon le Wall Street Journal, une clause prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d’enrichissement d’uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu’il est justifié.