Des sapeurs-pompiers s’efforcent d’éteindre un incendie de forêt dans une zone montagneuse près de L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes), le 22 juillet 2026. ALEXANDRE DIMOU / REUTERS
Après la mort d’un sapeur-pompier volontaire de 22 ans en Savoie, puis de deux autres, mardi, en Gironde, les syndicats dénoncent l’épuisement des équipes, le manque d’effectifs et les difficultés matérielles. S’exprimant mercredi 22 juillet dans une caserne de Bordeaux, après avoir rencontré la veille les familles des deux pompiers morts près de l’aéroport de Mérignac et avoir proposé de leur rendre un hommage national, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a balayé ces critiques. « Nous faisons face. Donc il y en a un peu assez de ces polémiques (…). Le “France bashing”, ça suffit : on est un pays qui sait aussi gérer des crises », a déclaré le ministre de l’intérieur.
« Retenez bien que 95 % des feux se combattent par des moyens terrestres (…). Les moyens aériens sont suffisants. Depuis 2022, notre flotte a été multipliée par deux », a-t-il poursuivi. « Nous avons douze Canadair, dix hélicoptères bombardiers d’eau, six avions Air Tractor bombardiers d’eau, huit Dash qui projettent surtout du produit retardant », a-t-il détaillé, évoquant la commande d’autres Canadair qui doivent être livrés en 2028 et 2032. « Et nous allons expérimenter dans les jours qui viennent l’utilisation de l’A400M qui pourra projeter 20 000 litres de produit retardant », a-t-il ajouté, mentionnant aussi « 27 moyens aériens » dont disposent certains services départementaux de secours.













