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EnquêteIls occupent des postes-clés au Saint-Siège, installent à Rome des cercles de réflexion, des fondations, des universités. Dans le sillage de leur compatriote Robert Prevost, devenu Léon XIV en mai 2025, et dont la popularité ne cesse de croître aux Etats-Unis, les catholiques d’outre-Atlantique pèsent de tout leur poids pour façonner le catholicisme.
Casquette blanche vissée sur le crâne, veste bleu filetée de rouge et ornée de boutons dorés impeccablement mise, les quatre militaires, membres du prestigieux corps des marines, souffrent de l’écrasante chaleur de cette fin de soirée romaine, mais ils n’en laissent rien paraître. Les gestes précis, la bannière étoilée cinglée au baudrier pour les uns, un fusil à l’épaule pour les autres, les hommes saluent solennellement. Devant eux, sur la pelouse de la somptueuse villa Richardson, sur les hauteurs de la colline romaine du Janicule, Brian Burch, l’ambassadeur américain près le Saint-Siège, jubile.
Ce 26 juin, le diplomate, un proche du président américain, Donald Trump, célèbre en grande pompe, et en avance, les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis. Les cardinaux, ces princes de l’Eglise dont la tâche est de seconder le pape dans la gouvernance du catholicisme, sont tous réunis à Rome à l’invitation de Léon XIV. Ils sont cinq Américains à avoir fait le déplacement pour couper le gâteau en forme de drapeau et trinquer à la santé de leur nation.






