Les comptes publics continuent de susciter l'inquiétude. Ainsi, face à une situation budgétaire toujours épineuse, Sébastien Lecornu assure dans un entretien à Paris Match, paru ce mercredi 22 juillet, qu'il ne veut pas attendre la présidentielle pour engager des "réformes structurelles, même modestes" dans le prochain budget. Un projet de loi de finances 2027 qu'il espère faire adopter "dans l'hiver", pour réduire un déficit "préoccupant" mais aussi pour distinguer les candidats aptes, selon lui, à "gouverner".

"Nous ne pouvons pas suspendre toutes les décisions jusqu'en 2027", prévient le Premier ministre dans cet entretien auprès de l'hebdomadaire, où il tient à "rendre des comptes" après dix mois à Matignon. Il juge "préoccupant, grave même" le niveau de la dette et du déficit du pays "parce qu'il limite notre liberté d'action et nous place en situation de vulnérabilité".

Lecornu souhaite "interroger l'efficacité de certaines niches fiscales et lutter contre la fraude"Sébastien Lecornu se dit d'ailleurs "pas très optimiste" sur le respect des objectifs en matière de déficit public pour 2026 et 2027. La cible de 5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2026 sera "difficile à atteindre", avait déjà reconnu le ministre de l'Économie Roland Lescure début juillet.