Au Sénat, à Paris, le 21 juillet 2026. LUDOVIC MARIN/AFP

Le Parlement a définitivement adopté, mardi 21 juillet, une proposition de loi consacrée à la montagne et à ses spécificités, alors que ces territoires sont encore souvent dans l’angle mort des politiques publiques. Au lendemain de son adoption à l’Assemblée nationale, le texte a été approuvé par les sénateurs, au cours d’un ultime vote : 325 voix favorables, contre 16.

En première ligne du dérèglement climatique, la montagne − qui représente environ 30 % du territoire national − cumule des contraintes, entre pente, enclavement et isolement, qui rendent souvent inopérantes les politiques publiques conçues pour des territoires de plaine. Fermetures de classes, difficultés d’accès aux soins, gestion de l’eau, règles d’urbanisme sont autant de défis auxquels les élus de ces territoires ont souhaité s’attaquer avec ce texte, cosigné par 122 députés de différents bords politiques.

Le ministre délégué à la ruralité, Michel Fournier, a salué un prolongement de la loi votée en 1985, qui a consacré dans le droit le principe de différenciation territoriale de la montagne, c’est-à-dire de « partir des réalités d’un territoire pour écrire une norme qui tienne ». « Vous donnez aux élus de montagne des outils qu’ils attendent pour l’école, pour le patrimoine, pour l’eau, pour ceux qui y travaillent et, en fait, pour y vivre », a-t-il souligné.