Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Libertés numériques Libertés numériques Libertés numériques Meta et les géants de la pornographie estiment depuis plusieurs années que la vérification de l’âge, dont la généralisation apparaît inéluctable, ne doit pas se faire au niveau des plateformes, mais plutôt directement sur les appareils des utilisateurs. Article réservé aux abonnés Les voyageurs qui lèvent la tête dans le hall de la gare de Lyon, à Paris, peuvent apercevoir une drôle de publicité, en cette fin mai 2025. Une grande affiche, achetée par le réseau social Instagram et demandant à « l’Union européenne une réglementation exigeant la vérification de l’âge et un accord parental sur l’App Store ». L’objectif, précise l’entreprise dans une publication en ligne : « Protéger les ados. » Cette publicité n’est pas anodine. Alors que la France, comme l’Australie et bien d’autres pays, ferraille depuis plusieurs années pour imposer l’interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes, une autre bataille, bien plus discrète, oppose certains géants du numérique non seulement aux régulateurs, mais aussi à leurs concurrents. Autour d’une question centrale : qui doit s’assurer que les enfants et adolescents n’accèdent pas à tel ou tel type de contenu sur le Web, et donc vérifier leur âge ? Certains acteurs du numérique estiment que la stratégie actuelle n’est pas viable. « Demander aux gens de transmettre des documents personnels à chaque application qu’ils téléchargent individuellement crée de véritables risques en matière de vie privée », soulignait Meta, en juin, dans un communiqué. Le groupe californien a un allié inattendu sur ce sujet : le géant de la pornographie Aylo, derrière les sites Pornhub, RedTube et YouPorn. « Dresser un mur entre les mineurs et les sites pour adultes est un défi qui requiert une solution globale », jugeait la société en 2025. Le conglomérat tient le même argumentaire depuis des années, estimant que faire peser cette responsabilité sur chaque plateforme risque de pousser les internautes vers d’autres sites ne déployant pas la vérification d’âge. Il vous reste 62.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Derrière le débat sur le contrôle de l’âge sur Internet, celui, plus discret, sur qui doit assurer la vérification
Meta et les géants de la pornographie estiment depuis plusieurs années que la vérification de l’âge, dont la généralisation apparaît inéluctable, ne doit pas se faire au niveau des plateformes, mais plutôt directement sur les appareils des utilisateurs.









