Le groupe hôtelier espagnol Meliá a annoncé mardi mettre un terme à l’ensemble de ses activités à Cuba à partir de vendredi face aux « importantes difficultés » à opérer sur l’île communiste, sous pression croissante des États-Unis.Les dernières sanctions américaines rendent « impossible, de facto et de jure, une stabilité opérationnelle minimale » des activités, justifie le groupe dans un communiqué transmis au gendarme boursier espagnol (CNMV).La société travaille toutefois à « garantir une transition ordonnée » pour avoir un « impact le plus limité possible » sur « les collaborateurs, les fournisseurs et les clients », précise Meliá.Début juin, le groupe avait annoncé mettre un terme aux activités de 15 de ses 34 hôtels à Cuba (14 000 chambres au total), ceux gérés avec le conglomérat militaro-économique Gaesa, dans le viseur de Washington.Cette décision intervenait un mois après que le président américain Donald Trump eut signé un décret imposant un nouveau paquet de sanctions qui menacent notamment les activités d’entreprises étrangères collaborant avec l’État cubain.Meliá avait été le premier groupe hôtelier étranger à s’implanter à Cuba après que le défunt président Fidel Castro eut ouvert le pays au tourisme international afin de sortir de la crise provoquée par la chute du bloc soviétique en 1991.Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.Dans ce contexte, d’autres entreprises étrangères se sont aussi désengagées de Cuba, dont une compagnie minière et une banque.