Publié le 21 juillet 2026 à 14:17. / Modifié le 21 juillet 2026 à 16:40.
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La police criminelle allemande alerte dans un rapport dévoilé mardi sur «l’influence croissante» du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) dans les abus sexuels envers les mineurs, via l’évolution des approches qu’elle permet aux auteurs.Ce type de délinquance «se déplace de plus en plus vers l’espace numérique» qui pousse les statistiques globales «vers le haut», avec plus de 20 000 victimes recensées en 2025, soit une hausse de près de 5% par rapport à 2024, a résumé le chef de cette police (BKA), Holger Münch, lors d’une présentation de ce rapport à Berlin. Un nombre d’infractions «effroyablement élevé» qui n’inclut pas «une importante part de criminalité cachée», a reconnu le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt.
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Les abus sexuels sur mineurs sans contact physique sont en hausse de 16,5% par rapport à 2024, avec deux phénomènes «préoccupants», a dit M. Münch: le cybergrooming, qui consiste pour un adulte à gagner confiance d’un enfant dans le but d’en abuser, et le livestreaming, le fait de suivre en direct des abus commis en général à l’étranger.«Les applications qui recourent à l’IA facilitent le cybergrooming» parce qu’elles «permettent de se fabriquer de fausses identités» et de «simuler dans les chats amitié et proximité», a souligné Kerstin Claus, la déléguée à la lutte contre la maltraitance sexuelle des enfants.











