Aller au contenu principalLes jours des toits en ardoise sont-ils comptés ? Dans le Maine-et-Loire, où ils appartiennent au paysage depuis des siècles, ils ont accentué les effets des canicules. Particuliers et professionnels cherchent des solutions.Lors des canicules, les couvreurs du Maine-et-Loire mesurent jusqu'à 70°C sur les toits en chantier, ce qui rend leur travail périlleux et leur impose des horaires décalés./DR« L’été sera chaud. Dans les tee-shirts, dans les maillots », chantait Éric Charden, en 1980. Quarante-six ans plus tard, il est bouillant. Surtout sous les toitures d’ardoise, qui appartiennent au patrimoine du Maine-et-Loire. Jean-Luc en témoigne. Au plus fort de la canicule, fin juin, quand le thermomètre affichait 44,1°C, ce retraité a relevé 40°C dans sa chambre mansardée du Coudray-Macouard, au sud de Saumur. « La maison, construite en 1975, est exposée au sud, dit-il. Le toit reçoit le soleil toute la journée. »« La couleur noire de l’ardoise attire la chaleur, qui est accumulée dans le minéral avant d’être restituée, explique Luc Dubourg, cogérant de Couvertures de Loire, une des entreprises de référence du secteur (30 salariés), installée à quelques mètres de Jean-Luc. Lors des épisodes caniculaires, nos couvreurs ont relevé 70°C sur les toitures en chantier ! » Résultat : Pierre Pascal Brousse, architecte du patrimoine basé à Montsoreau, assure qu’un de ses clients « a mesuré plus de 50°C dans ses combles perdus ».Sarthe