L’affaire prend une tournure judiciaire. Le parquet de Grenoble a annoncé ce mardi 21 juillet l’ouverture d’une enquête pour « délit d’entrave concertée aux libertés » après l’interruption samedi d’un concert de la DJ Barbara Butch, à la suite d’une mobilisation de militants propalestiniens et insoumis.Ce délit est puni d’un an d’emprisonnement, a précisé le procureur dans un communiqué. L’enquête est confiée au service local de police judiciaire de Grenoble.Barbara Butch, 45 ans, figure des nuits parisiennes LGBTQ + qui avait notamment participé à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris en 2024, se produisait samedi soir vers 22 heures dans le cadre du festival Cabaret Frappé, organisé par la Ville depuis 25 ans.Sa performance a été interrompue au bout d’une vingtaine de minutes à cause d’une manifestation de militants propalestiniens et insoumis. La mairie a fait état de « jets de bouteilles en verre » et autres projectiles « visant délibérément la scène » lors du passage de la DJ.À voir aussiPlusieurs plaintesLa municipalité a indiqué dans la foulée qu’elle allait porter plainte contre X. L’adjoint à la culture Alexis Monge a, de son côté, porté plainte pour intimidation et jets de projectile.Les militants reprochaient notamment à l’artiste, de confession juive, la signature d’une tribune en soutien à la contestée proposition de loi Yadan. Ce texte, qui entendait élargir le délit d’apologie du terrorisme, a depuis été retiré. Très critiqués, ses opposants y voyaient un risque pour la liberté d’expression et un possible amalgame dangereux entre les Français juifs et Israël.« J’ai signé une tribune, je n’aurais pas dû le faire », avait dit Barbara Butch auprès de France 24 en mai, en rappelant être victime d’antisémitisme depuis l’enfance.« La justice fera son travail. Les plaintes sont prêtes », a-t-elle écrit ce lundi sur son compte Instagram, expliquant avoir « eu peur » mais promettant de « remonter sur scène ».
Concert de Barbara Butch interrompu à Grenoble : une enquête ouverte pour « délit d’entrave concertée aux libertés »
« La justice fera son travail. Les plaintes sont prêtes », avait écrit la DJ sur son compte Instagram lundi, 48 heures après avoir dû quitte










