Les parents de victimes ne savent plus comment faire réagir l'institution scolaire. "Ce jour-là, je me suis figée", se souvient Aude, après que sa fille lui a raconté avoir été agressée sexuellement par un camarade en maternelle, un cas loin d'être isolé dont la gestion par l'Éducation nationale est dénoncée par plusieurs familles. En mars, cette habitante des Yvelines, qui souhaite garder l'anonymat, remarque que sa fille de 3 ans, est "très rouge sur l'entrejambe". L'enfant lui explique qu'un élève de grande section lui a "mis son doigt dans l'intimité". Le lendemain, une pédiatre constate des lésions sans gravité, mais relève une forte détresse psychologique. Une situation loin d'être exceptionnelle.
Selon les données du service statistique du ministère de l'Éducation (Depp), 95% des auteurs de violences sexuelles recensées dans les écoles en 2023-2024 étaient des élèves ou groupes d'élèves.
À Aix-en-Provence, Vanessa (prénom modifié) a commencé à s'interroger quand, à Pâques, son fils de 3 ans tente de l'embrasser sur la bouche. L'enfant lui raconte qu'un camarade l'embrasse ainsi et lui "touche le ventre avec son sexe" dans les toilettes. Un mois plus tard, il ajoute que cet élève lui a "mis le zizi entre les fesses".






