Le parquet de Toulon lance un appel à témoins pour savoir si d'autres "disparitions de personnes originaires des îles pacifiques" dans le Var sont connues.
Publié le 21/07/2026 06:20
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Tribunal judiciaire de Toulon (CHRISTELLE MARQUÈS/RADIO FRANCE)
Un appel à témoins a été lancé lundi 20 juillet par le parquet de Toulon dans le cadre de l'enquête sur la disparition de deux militaires dans le Var, en 2022 et 2023, et pour lesquelles cinq membres d'une même famille ont été mis en examen fin mai. Parmi eux, trois l'ont été pour meurtre. Le parquet indique lundi soir que cet appel à témoins a pour but d'"être informé d'éventuelles autres disparitions de personnes originaires des îles pacifiques, alors qu'elles séjournaient dans le Var au cours des dernières années". Les deux jeunes militaires étaient originaires de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française.Le parquet de Toulon précise par ailleurs que "les ossements découverts fin mai dans les Bouches-du-Rhône sont toujours en cours d'exploitation". Les délais s'expliquent "par le fait qu'ils font l'objet d'expertises successives de différentes natures, nécessitant de procéder par étapes". "La dernière étape consistera à prélever l'ADN sur les ossements pour les comparer avec les éléments d'identification génétique des deux soldats disparus", détaille le procureur. Les résultats "devraient être portés à la connaissance du magistrat instructeur avant la fin du mois de juillet".L'enquête en cours porte sur la disparition de deux marins, l'un originaire de Nouvelle-Calédonie et l'autre de Polynésie française. Le premier, qui suivait une formation dans le Var, n'avait plus donné de nouvelle à sa famille depuis mai 2022. Le second était considéré comme déserteur de la Légion étrangère depuis mai 2023. L'enquête a orienté les soupçons vers une famille installée dans le Var, composée des deux parents, de deux fils et de deux filles. La mère est originaire de Nouméa et le père du Vanuatu et de Wallis-et-Futuna. Les enquêteurs ont établi que les deux militaires disparus avaient été hébergés par cette famille. Début juillet, le parquet expliquait que l'hypothèse du meurtre des deux militaires était confortée par "de nombreux éléments", notamment la découverte, sur deux sites distincts des Bouches-du-Rhône, d'ossements susceptibles de correspondre aux deux disparus.












