« La moitié du show, ce sont des nouvelles “tounes” qui ne sont pas encore sorties », nous confie Kamilou, attablée dans un café de la rue Saint-Jean à Québec.La veille, à deux pas de là, l’autrice-compositrice-interprète de 23 ans était sur la scène Crave du Festival d’été de Québec (FEQ). « C’était vraiment le fun. Petite crowd, mais très cool crowd », souligne-t-elle, disant y avoir vu tant des dames relativement âgées que des petites filles, inspirées de voir une femme rapper dans un style qu’elle-même a du mal à définir. « C’est du rap, mais, en même temps, ce n’est pas du rap », dit-elle en riant, refusant volontairement de se cantonner à un seul genre musical.Les foules à ses spectacles sont encore petites, car Kamille Lévesque, de son vrai nom, débute à peine. L’artiste, qui puise dans des influences jazz, rock, R&B et pop, s’est fait connaître du public québécois en étant demi-finaliste aux Francouvertes, l’an dernier.Depuis, Kamilou a participé aux Francos de Montréal, au Festival franco-ontarien d’Ottawa et sera (entre autres) au Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda et à Pop Montréal dans les prochains mois.« Je ne m’attendais pas à autant de réception et de propositions en un an », dit-elle.De Rosemont à ToulousePlus tôt cette semaine, Kamilou a été finaliste pour le prix L’espoir du FEQ (qui récompense la relève prometteuse d’ici), ce qui lui a donné droit à une invitation au Rose Festival de Toulouse, qui aura lieu en août prochain.« C’est fou, je capote, confie-t-elle, toute souriante. C’est overwhelming, j’ai un peu le syndrome de l’imposteur. Au Rose Festival, je vais être sur le même line-up qu’Aya Nakamura. What the hell !? »De bonnes nouvelles, certes, mais l’artiste née et élevée dans le quartier Rosemont doit composer avec un défi important : elle n’a aucun album complet à son actif et, en participant à ce type de festivals, comme elle le fait depuis le début de l’été, elle doit meubler une heure de spectacle.