Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Football Football Football Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération, l’ancien attaquant a marqué l’histoire du football. Il a succombé à un cancer, à l’âge de 75 ans. Article réservé aux abonnés Le succès dans le football ne se mesure-t-il pas avant tout aux trophées ? La question avait été posée à Kevin Keegan par le quotidien britannique The Guardian, en 2011. L’ancien international et entraîneur anglais, mort lundi 20 juillet d’un cancer, à 75 ans, en a soulevé dans sa carrière. A commencer par trois championnats d’Angleterre (1973, 1976, 1977) et une Coupe d’Europe des clubs champions – l’ancêtre de la Ligue des champions –, en 1977, sous le maillot du Liverpool FC, puis deux Ballons d’or – la plus prestigieuse récompense individuelle –, en 1978 et 1979, quand il évoluait en Allemagne au Hambourg SV. « La vraie question est : qu’est-ce que le succès ? Il ne se résume pas à la victoire, avait-il répondu, il tient aussi à la manière de jouer. » La sienne reste marquée par un flegme face à l’adversité, une propension à ne jamais rien lâcher. De son propre aveu, Kevin Keegan n’était pas le footballeur le plus doué. Il n’en avait d’ailleurs pas forcément le physique type, ne mesurant que 1,73 m. Mais ce fils de mineur du sud du Yorkshire a compensé par un travail acharné, au point d’être considéré comme l’un des plus grands joueurs de sa génération. L’emblématique Bill Shankly, qui fut son coach chez les Reds, avait cette formule : « Si j’étais balayeur, ma rue serait la plus propre de l’arrondissement. » Ce précepte, Kevin Keegan disait l’avoir pris « très à cœur ». Il vous reste 71.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.