Il affirme avoir eu l’intention d’incendier le bois de Boulogne, selon une source policière. Un Afghan de 24 ans a été interpellé vendredi soir. Le jeune homme est soupçonné d’avoir déclenché un début d’incendie dans cette forêt de l’ouest parisien.Les faits ont eu lieu aux alentours de 23 heures. Appelés au bois de Boulogne, les policiers ont remarqué des flammes « au niveau d’un tas de broussailles qui se propageaient à un tronc d’arbre », selon une source policière. Maîtrisé avec des extincteurs, le sinistre n’avait toutefois brûlé qu’1 m2 de végétation et noirci un tronc d’arbre.Le pyromane présumé a été placé en détention ce lundi 20 juillet avant son procès devant le tribunal correctionnel de Paris, le 25 septembre. Estimant ne pas avoir « assez d’éléments pour (le) juger » en comparution immédiate, la justice a ordonné que soit menée rapidement une expertise psychiatrique de cet homme, afin de s’assurer qu’il ne souffre pas d’une abolition ou d’une altération de son discernement qui le rendrait inaccessible à une sanction pénale.« Incohérence et contradictions »« Vous connaissez le choc carcéral. Monsieur est fragile. Ce n’est pas en prison qu’il recevra des soins qui seraient utiles pour lui », avait auparavant plaidé son avocate, Me Chloé Vergnes, ajoutant que son client ne parle absolument pas français.En décidant de l’écrouer à la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), le tribunal correctionnel a suivi l’argumentaire du parquet, qui avait demandé l’incarcération de cet homme jusqu’à son jugement afin de s’assurer qu’il reste à disposition de la justice. Il ne dispose en effet pas d’adresse fixe.Le procureur a également demandé une « expertise psychiatrique en bonne et due forme », relevant « incohérences et contradictions dans les conclusions » de l’expertise réalisée durant la garde à vue.Le contexte de l’incendie de FontainebleauSelon ses dires, cet homme qui travaille comme peintre dans le bâtiment est arrivé en 2021 en France, en empruntant la périlleuse route des Balkans. Assurant disposer du statut de réfugié, il a expliqué aux enquêteurs qu’au moment des faits, il revenait du travail. Il a aussi dit avoir voulu faire un barbecue, selon des éléments de la procédure exposés à l’audience.Vidéo« Fontainebleau, c'est 15 000 espèces » : après les feux, l'inquiétudeCette arrestation est intervenue dans le contexte du double incendie hors norme en forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, au sud-est de la capitale. Le brasier a ravagé plus de 2000 hectares de ce massif.Plusieurs personnes ont été interpellées, notamment deux pyromanes présumés de 18 ans, parmi lesquels un pompier volontaire qui avait reconnu en garde à vue avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence » à Arbonne-la-Forêt. Ils ont depuis été tous les deux mis en examen et écroués.