Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Liban Liban Liban Médecins sans frontières propose des consultations individuelles et des groupes de parole à des professionnels éprouvés par quatre mois de conflit et une situation sécuritaire toujours instable. Article réservé aux abonnés A 29 ans, Issa Darwiche, chef infirmier du service de soins intensifs de l’hôpital du secours populaire de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a vécu deux guerres en première ligne, en 2024 et en 2026. Celle commencée le 2 mars, entre Israël et le Hezbollah, est en partie gelée depuis le 20 juin. Elle a été très éprouvante pour les soignants. Le jeune homme évoque la vue constante du sang, le son des bombardements, « des gens de [son] village » qu’il a vus morts, ou encore un patient au corps mutilé, qui ne survivra pas malgré les soins prodigués. L’infirmier, resté à son poste pendant le conflit – « parce que le Sud, c’est [s]a vie » –, n’a pas hésité lorsqu’une équipe de Médecins sans frontières (MSF) a proposé des consultations avec un psychologue. « J’ai besoin de parler de ce que je ressens, des chocs encaissés. Pendant la guerre, on est pris par son devoir, on travaille sans cesse. C’est après qu’on risque de s’effondrer », estime Issa Darwiche. Il tente aussi d’exorciser la douleur de ne pas pouvoir retourner chez lui, à proximité du centre historique de Nabatiyé : l’armée israélienne y poursuit frappes et tirs malgré la trêve. Il vous reste 82.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.