Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Industrie pharmaceutique Industrie pharmaceutique Industrie pharmaceutique A partir de 2027, le gouvernement veut réduire de 13 % le prix perçu par les fabricants du paracétamol. Les industriels pharmaceutiques jugent cette perspective contradictoire avec les objectifs de souveraineté sanitaire. Article réservé aux abonnés Elles ne sont pas encore sorties des usines tricolores mais, déjà, les futures boîtes de paracétamol made in France font l’objet d’un bras de fer. Soucieux de freiner les dépenses de santé, le gouvernement envisage de raboter, à partir de 2027, le prix de vente de l’antidouleur vedette des armoires à pharmacie. Les laboratoires pharmaceutiques s’y opposent, estimant cette perspective incompatible avec les surcoûts d’une relocalisation de la production dans l’Hexagone. Concrètement, les pouvoirs publics souhaitent abaisser de 13 % le prix fabricant hors taxes, c’est-à-dire le montant perçu par les laboratoires pour chaque boîte vendue. Sur les boîtes de huit comprimés de 1 gramme pour adultes, la référence la plus populaire du marché, dont le prix s’affiche à 2,18 euros en pharmacie, la rémunération des industriels passerait ainsi de 0,76 euro à 0,66 euro, soit 10 centimes de moins. Cet ajustement, anodin en apparence, constituerait un changement de cap dans l’histoire récente du paracétamol en France. Contrairement à la plupart des médicaments anciens, l’antidouleur a été jusqu’ici relativement épargné par les vagues successives de baisses tarifaires imposées par le comité économique des produits de santé, l’instance qui fixe le prix des médicaments dans l’Hexagone. Depuis le début des années 2000, son prix n’a été révisé, à l’issue d’âpres négociations avec les laboratoires, que trois fois, en 2003, 2005 et 2015. Il vous reste 72.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.