Monde EuropeEurope. Le "Roi du Nord" a remplacé ce lundi Keir Starmer à la tête du pays, après un entretien avec Charles III. Par Richard Duclos avec ReutersPublié le 20/07/2026 à 14:10Andy Burnham prononce son premier discours en tant que Premier ministre, le 20 juillet 2026 à Londres.REUTERSLe 13 juillet 2016, Theresa May remplaçait David Cameron au 10 Downing Street. Dix ans plus tard, Andy Burnham a remplacé ce lundi 20 juillet Keir Starmer, devenant le septième Premier ministre britannique en l'espace d'une décennie. Le palais de Buckingham a officiellement annoncé sa nomination dans un bref communiqué, publiée après une rencontre entre le travailliste de 56 ans et le roi Charles III, qui lui a demandé d'assumer les fonctions de chef du gouvernement.Lors d'un premier discours au côté de son épouse devant ses nouveaux quartiers, l'ex-maire de Manchester, populaire dans les sondages et communicant éprouvé, s'est engagé à un profond changement pour le bien de la population. Au chapitre international, celui parfois surnommé "le Roi du Nord" a promis d'offrir une image de stabilité au monde et précisé que ses premières prises de contact diplomatiques seraient réservées au président ukrainien Volodymyr Zelensky et au président américain Donald Trump.Keir Starmer part "avec le sourire"Un peu plus tôt, Keir Starmer avait fait son discours d'adieu, avant de présenter officiellement sa démission au roi Charles III. "Mon travail est terminé", a déclaré le désormais ex-Premier ministre, ajoutant qu'il partait "de bon cœur" et "avec le sourire". "Il a tout mon soutien", a-t-il aussi assuré à propos de son successeur, lui souhaitant "tout le succès possible". Keir Starmer, devenu Premier ministre en juillet 2024 après la large victoire du Labour lors des élections législatives, avait annoncé son départ le 22 juin dernier, après être devenu impopulaire à la suite d'une série de faux pas et de revers électoraux.Vendredi, Andy Burnham avait décrit son élection à la tête du parti travailliste comme "le tournant le plus marquant de notre vie politique depuis 40 ans". Il a promis de transformer radicalement le système politique afin d'améliorer rapidement le niveau de vie, et d'aider un pays avide de changement à devenir un pays où "le coût de la vie est plus abordable et où tous les citoyens et toutes les régions voient leur situation s'améliorer par rapport à aujourd'hui".La composition de son cabinet, qui doit être présentée dans l'après-midi, sera scrutée de près, tout comme ses premières décisions politiques. Dimanche, le projet d'imposer à tous les travailleurs l'obligation de posséder un document d'identité numérique, un dispositif destiné à lutter contre l'immigration clandestine mais qualifié de "fiasco" par une commission parlementaire multipartite, a d'ores et déjà été abandonné. Une attention accrue sera portée aux décisions concernant la fiscalité et les dépenses, le pétrole et le gaz, ainsi que les entreprises de services publics sous-performantes, pour lesquelles Andy Burnham souhaite un contrôle public renforcé.