Samedi 21 juillet 2030. Sitôt achevée la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Espagne et l’Argentine, notez bien cette date. C’est ce jour là que sera connu le successeur de la Roja lors de la prochaine édition du Mondial. Mais si vous pouvez bloquer votre soirée, il manque encore un élément très crucial à cette information : où se disputera la finale dans quatre ans ? Pour comprendre la raison de ce flou, il faut déjà se rappeler ce que sera la Coupe du monde 2030. 48 ou 64 équipes, selon les derniers éléments qui fuitent de la Fifa, s’affronteront dans un format inédit à travers trois continents et six pays pour la couronne planétaire. Trois matchs sont prévus en Argentine, Paraguay et Uruguay afin de célébrer le centenaire de la première édition dans ce dernier pays en 1930, et le reste des rencontres se disputera entre le Portugal, l’Espagne et le Maroc.Seuls ces deux derniers pays ont fait acte de candidature pour organiser la finale, sans parvenir à se mettre d’accord entre eux. Et pour l’heure, la Fifa se refuse à trancher. Trois stades se retrouvent en concurrence. Côté ibérique, on avance l’habituelle enceinte du Real Madrid, le tout juste rénové stade Santiago-Bernabeu et ses 83 000 places, et le Camp Nou à Barcelone, dont des travaux doivent amener sa capacité à 105 000 places. L’Espagne met en avant les ratés de la fin de la CANLe dossier marocain s’appuie sur un chantier événementiel, celui du plus grand stade du monde. Le royaume chérifien construit dans la banlieue de Casablanca, capitale économique du pays, une enceinte ultramoderne de 115 000 places qui portera le nom de l’ancien souverain Hassan II. Le projet, d’un coût de plus de 10 milliard d’euros, doit voir le jour fin 2027. Et constitue un très solide argument dans la bataille que se livrent les deux pays.À voir aussiDeux stratégies s’opposent. Le Maroc mène une campagne discrète. Si le président de la fédération Fouzi Lekjaa se contente de rappeler que le processus est entre les mains de la Fifa et des organisateurs, l’Etat maghrébin s’active en coulisses. Le président de l’instance mondiale Gianni Infantino a ainsi été reçu par le roi du Maroc Mohammed VI il y a un an. Et le pays accueillera le prochain congrès de la Fifa en 2027, où Infantino sera candidat à sa réélection. L’Espagne y va plus frontalement sur ce dossier, clamant qu’elle est naturellement la mieux placée pour organiser l’événement. « Il n’y a absolument aucune justification pour que l’Espagne ne soit pas le pays hôte de la grande finale de la Coupe du monde du centenaire », insiste samedi dans un entretien à As le président de la fédération espagnole, Rafael Louzan. En janvier, ce dernier s’en est pris à ses concurrents après les incidents lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal, marquée par des affrontements en tribunes et les tentatives de vol de la serviette du gardien sénégalais par les ramasseurs de balle marocains. « Nous avons assisté lors de cette compétition à des scènes qui ternissent l’image du football », a glissé le dirigeant espagnol. Selon As, le président du Real Madrid Florentino Perez pèse aussi de tout son poids pour que le stade Santiago-Bernabeu soit retenu.Et maintenant ? Et bien, c’est le flou. On ignore quand la Fifa doit se prononcer sur le sujet. Si l’Espagne est retenue, elle obtiendra la finale pour la deuxième fois de son histoire après Madrid en 1982. Mais si le Maroc emporte la mise, cet événement aura lieu en Afrique pour la deuxième fois de son histoire après l’édition 2010 en Afrique du Sud. Et éloignerait encore la finale de l’Europe, elle qui ne l’a plus organisé sur ses terres depuis 2018 et la Coupe du monde en Russie.
Coupe du monde : Madrid, Barcelone ou Casablanca... Pourquoi on ignore toujours où se disputera la finale du Mondial 2030 ?
L’Espagne, championne du monde, et le Maroc se livrent un duel pour l’organisation de la finale de l’édition 2030 du Mondial. La Fifa tempor













