Des canicules à répétition, un déficit pluviométrique historique... Depuis plusieurs semaines, les niveaux d'eau sont en souffrance dans le pays, que ce soit celui des nappes phréatiques ou celui des cours d'eau (un quart des ruisseaux sont déjà à sec ou en rupture d'écoulement selon le dernier bilan de l'Office français de la biodiversité, daté du 16 juillet). Sur RTL, lundi 20 juillet, l'hydrologue Emma Haziza estime qu'un retour à la normale ne devrait pas intervenir avant l'automne.

"La moindre pluie qui risque d'arriver, ce sera des pluies d'orage, très localisées, explique-t-elle. Pour les deux tiers, elles vont repartir très rapidement dans l'atmosphère. Le reste va être capté par les végétaux, par les premières couches de sol, qui vont chercher à récupérer un peu leur dû." "Cette eau, elle ne rejoindra ni les nappes, ni ne viendra alimenter les petits cours d'eau." Le stress hydrique devrait donc durer encore plusieurs mois.

Selon l'experte, la France fait face à une sécheresse "historique". Si l'ensemble du pays est touché, certaines régions le sont plus que d'autres. C'est notamment le cas d'une large partie du Grand Est, mais aussi du centre de l'Hexagone – le "château d'eau de la France", où la Loire prend sa source. Au total, 98 départements sont sous surveillance, dont 55 en situation de "crise". Un grand nombre de restrictions d'usage de l'eau ont été ordonnées par les préfectures.