Il n'y aura pas de "back-to-back" pour l'Argentine. Face à l'Espagne ce dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium de East Rutherford dans le New Jersey, Lionel Messi et ses coéquipiers ont été dominés de bout en bout, sans pouvoir faire le poids contre la Roja (0-1 a.p.). Comme contre l'équipe de France cinq jours plus tôt, les joueurs de Luis de la Fuente ont imposé leur jeu pendant toute la durée de la rencontre, longtemps restée avec un score vierge au tableau d'affichage, au point de devoir se fader une prolongation.

En face, l'Argentine a été surclassée, empêchée dans toutes ses tentatives d'avancer vers le but d'un Unai Simon, qui n'aura eu aucun arrêt à faire pendant la rencontre. Une soumission à la tactique espagnole qui s'exprime surtout par un chiffre ubuesque : jusqu'à la 117e minute, l'Albiceleste n'a pas tenté un seul tir.

Finalement, elle aura fini le match avec deux frappes, une de Lionel Messi après l'ouverture du score de Torres, puis une autre de Giuliano Simeone au bout de deux heures de jeu.

Ce mutisme de l'Argentine est rare, et fait même office de record : jamais une équipe n'avait aussi peu produit, pendant aussi longtemps, dans une finale de Coupe du monde. La faiblesse de cette sélection championne du monde sortante s'est traduite par un match au cours duquel son leader de toujours, Messi, qui avait jusqu'ici réalisé un Mondial exceptionnel auréolé de huit buts à 39 ans, a semblé totalement impuissant.