Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Crédits Crédits Crédits Malgré des tensions économiques et financières, il peut être pertinent d’emprunter pour acheter un bien immobilier en juillet et en août. En moyenne, les taux s’échelonnent de 3,25 % sur dix ans à 3,55 % sur vingt ans. Article réservé aux abonnés Certains courtiers en crédits immobiliers ont traditionnellement l’habitude d’affirmer que c’est le moment d’emprunter, quels que soient la situation du marché immobilier et le niveau des taux d’intérêt, et peut-être que, cette fois, ils n’ont pas tout à fait tort. Après la hausse du coût des crédits au printemps, celle-ci semble marquer une pause. Les banques continuent à proposer des conditions de financement attractives, notamment la Société générale, qui propose un taux unique à 3,10 % sur vingt ans et à 3,20 % sur vingt-cinq ans. « L’été s’annonce sous les meilleurs auspices pour ceux qui ont un projet immobilier », écrit le courtier VousFinancer. « Le marché du crédit immobilier confirme sa stabilisation en ce mois de juillet. Les taux moyens de nos partenaires bancaires restent inchangés par rapport à juin, s’échelonnant de 3,25 % sur dix ans à 3,55 % sur vingt-cinq ans », note Caroline Pasquereau, directrice de la communication et du marketing d’Empruntis. Un statu quo qui peut sembler paradoxal, alors que la Banque centrale européenne a remonté ses taux le 11 juin – une première depuis trois ans – et que l’OAT (obligation assimilable du trésor), qui sert de référence dans la fixation des barèmes, se situe à plus de 3, 8 %, retrouvant les plus hauts qu’elle avait touchés au printemps. « Les banques n’ont pas répercuté ces hausses », se félicite Mme Pasquereau. Une attitude qui traduit « la volonté des établissements de maintenir une concurrence forte et de poursuivre leurs objectifs de conquête de clientèle », analyse le courtier Cafpi. Autre élément qui contribue à cette accalmie sur les taux, les volumes de transactions immobilières en France reculent souvent de 15 % à 30 % entre juillet et août par rapport au printemps. « Le ralentissement des dossiers traités pendant la période estivale limite les mouvements sur les grilles de taux. Certains établissements en profitent néanmoins pour proposer des prêts bonifiés et mener une politique de conquête commerciale agressive », juge Mme Pasquereau. « Le potentiel de baisse pourrait se matérialiser à la rentrée, lorsque les banques retrouveront leur pleine capacité de traitement et chercheront à redynamiser leur production de crédit », imagine-t-elle même. Il vous reste 44.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.