Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Jeux vidéo Jeux vidéo Jeux vidéo Après l’annonce d’une restructuration de grande ampleur début juillet, le deuxième éditeur mondial de jeux vidéo, propriété de Microsoft, est en proie à une crise sociale et éditoriale majeure. Il prévoit de licencier 20 % de ses salariés. Article réservé aux abonnés « Nos affaires ne se portent pas bien. » Ce constat d’Asha Sharma, la directrice générale de Xbox, formulé le 6 juillet dans un message à ses équipes, a officialisé une restructuration brutale. D’ici à 2027, la division jeu vidéo de Microsoft va se séparer de 20 % de ses effectifs, soit 3 200 licenciements, et engager la cession d’au moins quatre de ses studios de développement. Pour celle qui a succédé à Phil Spencer en février, ce choix opère un virage à 180 degrés. Il marque la fin d’une décennie de boulimie d’acquisitions, marquée par les rachats d’Activision Blizzard pour 68,7 milliards de dollars (60 milliards d’euros) et de ZeniMax pour 7,5 milliards. Le plan d’austérité révèle surtout l’échec d’une stratégie de développement reposant sur le Game Pass, un service de jeu par abonnement. A son lancement, en 2017, l’idée est d’imposer un monopole d’usage et de dynamiser les ventes des consoles Xbox. Selon des documents judiciaires révélés en 2023 lors de l’acquisition d’Activision Blizzard, la direction misait sur 77 millions d’abonnés actifs à la fin de l’exercice fiscal 2026. La réalité commerciale s’est révélée décevante : le service plafonne aujourd’hui autour des 30 millions d’utilisateurs, selon le Wall Street Journal. Il vous reste 83.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.