Le président de l’Union nationale des cyclistes professionnels appelle à "respecter un peu plus les coureurs".

Publié le 19/07/2026 15:43

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Les coureurs en tête de l'échappée gravissent le Ballon d'Alsace lors de la 13e étape de la 113e édition du Tour de France, un parcours de 205,8 km reliant Dole à Belfort, dans l'est de la France, le 17 juillet 2026. (LOIC VENANCE / AFP)

Pascal Chanteur, président de l’Union nationale des cyclistes professionnels (UNCP) et représentant des coureurs sur le Tour de France, "crie au scandale" et dénonce du "harcèlement" après les contrôles antidopage qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche 19 juillet. Les coureurs Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, en tête du classement général du Tour de France 2026, ont subi un contrôle, respectivement à 2h et à 5h du matin, entre deux étapes de montagne, selon les informations de la direction des Sports de Radio France, confirmant une information du Parisien."Les coureurs sont fliqués", regrette Pascal Chanteur sur franceinfo, dimanche. Il dénonce ces "contrôles ciblés". "Cela devient un problème parce qu'on s'aperçoit que ça ne sert pas à grand-chose", juge-t-il. "Sur un Tour de France, contrôler un coureur à 2h du matin, est-ce bien raisonnable pour la récupération et la santé des coureurs ?", s'indigne le président de l’Union nationale des cyclistes professionnels, qui appelle à "respecter un peu plus les coureurs"."La lutte antidopage est importante, mais elle ne doit pas être menée n'importe comment", poursuit Pascal Chanteur. "Les coureurs sont pour une lutte antidopage performante", assure-t-il, rappelant que le cyclisme investit chaque année 10 millions d'euros dans la lutte antidopage. Pascal Chanteur assure enfin que le maillot jaune, Tadej Pogacar, est contrôlé tous les jours, tout comme les trois premiers du classement.