Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Recherche scientifique Recherche scientifique Recherche scientifique Dans un entretien au « Monde », le directeur de l’Institut de la vision, Serge Picaud, dit se battre au quotidien pour lever des fonds afin de financer les recherches sur la restauration de la vision. Il appelle à la mise en place de garde-fous pour éviter que certaines technologies « tombent dans des mains malveillantes ». Article réservé aux abonnés Serge Picaud dirige à Paris le centre de recherche de l’Institut de la vision, sous la tutelle de l’Inserm, du CNRS et de Sorbonne Université. Formé en électrophysiologie à l’université de Berkeley (Etats-Unis) et en histologie du système visuel à l’Institut Max-Planck du cerveau, à Francfort (Allemagne), il dirige des équipes travaillant sur plusieurs thérapeutiques de restauration de la vision, dont certaines sont à l’essai chez l’homme. Sam Altman, le père de ChatGPT, a investi 252 millions de dollars (environ 221 millions d’euros) dans une start-up utilisant des ultrasons pour interagir avec le cerveau. Vous avez reçu 8 millions d’euros d’une bourse prestigieuse européenne pour explorer cette même technique. Que raconte ce décalage ? Bien qu’ultracompétitifs dans ce domaine scientifique, nous ne jouons clairement pas financièrement dans la même cour. Précisons d’ailleurs que les 8 millions européens que nous avons obtenus [de l’European Research Council en 2024] sont à partager entre trois laboratoires, l’Institut de la vision, le laboratoire spécialisé dans les ultrasons de Mickaël Tanter à l’Inserm à Paris et celui d’ingénierie des protéines dirigé par Anna Moroni à l’université de Milan (Italie). Il vous reste 83.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.