Le général Daoust, après la découverte d'ossements dans l'affaire Jubillar : "Un corps qui n'est pas enterré profondément accélère la décomposition"

Pourquoi les ossements retrouvés dans le champ où Cédric Jubillar disait avoir enterré son épouse sont-ils si difficiles à exploiter ? Pour le général François Daoust, ancien directeur de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), les conditions d’enfouissement pourraient avoir joué un rôle majeur dans la décomposition du corps.

Les recherches sont désormais terminées sur la zone où des ossements ont été découverts, à une dizaine de kilomètres du domicile des époux Jubillar. Les enquêteurs estiment avoir récupéré tout ce qu’il était possible de retrouver à cet endroit, après avoir élargi les fouilles autour de la zone initiale.

Invité de RTL Soir, le général François Daoust avance plusieurs explications à la disparition d’une partie des restes. Selon lui, le corps aurait pu être dispersé par des animaux comme "un sanglier", mais aussi par l’activité agricole menée sur le terrain. "Avec une pelleteuse, l’agriculteur a emporté une partie du corps qui a été dispersée sur un de ses champs", estime-t-il, évoquant notamment l’hypothèse d’un épandage ayant fragmenté les ossements sur plusieurs hectares.