Au Sénat, à Paris, le 23 décembre 2025. STÉPHANE DE SAKUTIN/AFP

C’est une sanction rarissime, la plus lourde prévue par le règlement du Sénat : une « censure avec exclusion temporaire » a été prononcée, jeudi 17 juillet, à l’encontre de Christine Herzog, sénatrice de Moselle, qui siège dans le groupe Union centriste.

Selon la décision consultée par l’Agence France-Presse (AFP) et paraphée par le président du Sénat, Gérard Larcher, l’élue sera interdite d’entrée au Palais du Luxembourg pendant quinze jours de séance publique, et devra s’astreindre à une formation pour « mieux exercer ses fonctions d’employeur ».

Surtout, elle sera privée de l’essentiel de ses indemnités de sénatrice pendant six mois. Soit une perte de salaire totale d’environ 32 000 euros, calcule un responsable au Sénat. En cause, un « harcèlement moral » caractérisé à l’encontre d’une collaboratrice, un « manquement d’une particulière gravité de la sénatrice au principe déontologique de dignité » et de « probité », relève le Sénat dans sa décision.

L’affaire débute avec un signalement produit au début du printemps par cette collaboratrice, en arrêt-maladie depuis. Après une enquête disciplinaire et différentes auditions menées ces dernières semaines, le comité de déontologie du Sénat identifie des faits allant bien au-delà du harcèlement.