La canicule qui a frappé l’Europe exceptionnellement tôt et avec une intensité inhabituelle cette année semble avoir entraîné une forte hausse du nombre de décès : selon des chiffres qui continuent d’affluer à travers le continent, plus de 10 000 personnes supplémentaires sont décédées au plus fort de la vague de chaleur par rapport à ce qui aurait été normalement prévu.Les indicateurs de ce que les chercheurs appellent la « surmortalité » — c’est-à-dire la différence entre le nombre de décès normalement attendu et le nombre réel — ont atteint un pic fin juin, lorsque certaines régions d’Europe ont connu des températures record.Cependant, il faut un certain temps avant d’avoir une vue d’ensemble de la situation et que de nombreux décès liés à la chaleur ne seront jamais officiellement enregistrés comme tels, soulignent les experts. Par exemple, une crise cardiaque, qui peut être provoquée par une exposition à une chaleur extrême, en particulier chez les personnes âgées ou souffrant de problèmes de santé sous-jacents, peut être simplement mentionnée comme telle sur un certificat de décès.C’est un début d’été alarmant. Ces dernières années en Europe, plusieurs vagues de chaleur ont causé la mort de milliers de personnes. L’année 2003 reste toutefois la plus meurtrière en la matière, avec environ 70 000 décès.La fréquence et l’intensité des vagues de chaleur sont amplifiées par le changement climatique, qui résulte de la combustion de combustibles tels que le charbon, le pétrole et le gaz.
La canicule en Europe aurait causé une surmortalité de 10 000 décès
Les plus hauts taux d’excédent de mortalité ont été observés en France, en Belgique et en Allemagne.












