Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Chefs d’État africains en exil L’épisode 6 sera disponible prochainement. Chefs d’État africains en exil L’épisode 6 sera disponible prochainement. « Chefs d’Etat africains en exil » (5/6). Poussé dehors par le colonel Boumediene en 1965, le premier président de l’Algérie indépendante a passé quinze années dans les geôles d’Alger. Dans les années 1980, il se retranche dans le village suisse de Begnins, entouré de quelques proches. Il a renoué avec l’islam, mais reste fidèle à son combat contre l’impérialisme. Article réservé aux abonnés La somptueuse villa surplombe le lac Léman, masse liquide en contrebas où se réfléchissent les humeurs du ciel, maussades en ce jour mouillé de mai 2026. Cernée d’une épaisse haie et coiffée de pins et de peupliers, la bâtisse s’accroche au flanc des coteaux vaudois semés de vignobles. Ahmed Ben Bella s’y sentait en sécurité, anonyme noyé dans la fraîche verdure de ce village suisse, Begnins, entre Genève et Lausanne. Un havre roboratif pour cette figure de la révolution algérienne qui avait repris dans l’exil son bâton de pèlerin militant après une détention de quinze ans (1965-1980) dans les geôles d’Alger. Begnins, ou le quartier général du premier président de l’Algérie indépendante s’activant à renouer avec son destin interrompu par le coup d’Etat du colonel Houari Boumediene, qui l’avait chassé en 1965 du pouvoir à l’issue d’une féroce lutte de clans. « Il est resté là pendant une vingtaine d’années, discret. Il ne sortait que la nuit, personne ne le voyait », raconte Noé Graff, pointant un index sur l’auguste refuge, racheté par… un pied-noir d’Oran après la mort de Ben Bella, en 2012. Il vous reste 89.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Ahmed Ben Bella, des prisons d’Alger aux vignobles suisses
« Chefs d’Etat africains en exil » (5/6). Poussé dehors par le colonel Boumediene en 1965, le premier président de l’Algérie indépendante a passé quinze années dans les geôles d’Alger. Dans les années 1980, il se retranche dans le village suisse de Begnins, entouré de quelques proches. Il a renoué avec l’islam, mais reste fidèle à son combat contre l’impérialisme.







