Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Chefs d'Etat africains en exil L’épisode 2 sera disponible prochainement. Chefs d'Etat africains en exil L’épisode 2 sera disponible prochainement. « Chefs d’Etat africains en exil » (1/6). L’ancien dirigeant centrafricain, parvenu au pouvoir en 1966, lors d’un putsch, est renversé treize ans plus tard avec l’aide de la France. Il finit par s’y réfugier, dans une demeure majestueuse des Yvelines, où il règne sur ses proches. Article réservé aux abonnés Une nouvelle fois, l’empereur s’est tourné vers le Guide. Le 20 septembre 1979, Bokassa Ier est à Benghazi, auprès de Mouammar Kadhafi, en quête de l’ultime soutien qui pourrait sauver son règne vacillant. A Paris, les frasques du dirigeant centrafricain, parvenu au pouvoir par un putsch treize ans plus tôt, ont fini d’exaspérer. Le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, qui lui donnait encore du « cher parent », estime désormais que l’homme « a perdu toute mesure ». Le sacre de Bokassa Ier, intervenu deux ans plus tôt, est dans toutes les têtes. D’un côté, la France a prêté son concours au projet. C’est elle qui a réglé les factures en souffrance chez les meilleurs artisans parisiens, ceux qui ont fourni carrosses et manteaux d’hermine. De l’autre, cette parodie de couronnement napoléonien a achevé de dégrader le crédit d’un fantasque « Néron de la forêt équatoriale ». On le savait irascible, vaniteux, paranoïaque, on s’effraie de le découvrir franchement irrationnel. Pire : incontrôlable. Il vous reste 90.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.