Parler la langue de la majorité est presque généralisé chez les francophones hors Québec, mais beaucoup moins chez les anglophones de la Belle Province. Selon des données publiées par Statistique Canada jeudi, les adultes francophones en situation minoritaire sont proportionnellement plus nombreux à pouvoir converser en anglais que les anglophones du Québec à pouvoir le faire en français.« 69,4 % des adultes de langue maternelle anglaise au Québec ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en français, et 91,6 % des adultes de langue maternelle française au Canada hors Québec ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en anglais », écrit Étienne Lemyre, analyste pour Statistique Canada, dans cette nouvelle publication.Pour mieux comprendre ce que les répondants veulent dire lorsqu’ils affirment pouvoir « soutenir une conversation », l’analyste a comparé les données du Recensement de 2021 à celles d’une enquête plus détaillée menée en 2022.Les résultats démontrent que non seulement les francophones hors Québec sont plus nombreux à pouvoir converser dans la langue de la majorité, mais ils se considèrent également meilleurs dans leur deuxième langue. Environ 94 % d’entre eux jugent leur anglais bon ou très bon, comparativement à 75 % des anglophones du Québec pour leur français. En revanche, environ le quart de ces répondants anglophones en situation minoritaire décrivent comme « passable » leur connaissance du français.