La Suissesse Audrey Werro, lors de la rencontre d’athlétisme de la Diamond League, au stade Charléty, à Paris, le 28 juin 2026. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP
« Plans prolongés sur le corps », « prises de vues en contre-plongée », « angles révélateurs » et « ralentis excessifs » ne sont plus les bienvenus sur les pistes d’athlétisme ou les écrans de télévision, et seront désormais traqués lors des retransmissions en direct des différentes compétitions sur le continent, à commencer par les championnats d’Europe organisés du 10 au 16 août à Birmingham (Royaume-Uni).
C’est en tout cas l’objectif annoncé jeudi 16 juillet par l’Union européenne de radio-télévision (UER), qui a détaillé dans son rapport intitulé Raising the Bar (en français : « Placer la barre plus haut ») différentes recommandations faites auprès des diffuseurs. En collaboration avec la Fédération européenne d’athlétisme (FEA), plusieurs athlètes, ainsi que des techniciens de l’audiovisuel, l’UER souhaite développer une couverture médiatique qui reflète « le talent, le dévouement et l’excellence » des sportives, en leur assurant « équité, exactitude et respect ».
« La manière dont notre sport est présenté lors des retransmissions en direct peut être incroyablement puissante, mais parfois préjudiciable aux femmes qui participent à la compétition, ainsi qu’aux femmes et aux filles qui la regardent, explique la perchiste britannique Holly Bradshaw, médaillée de bronze aux Jeux olympiques (JO) de Tokyo en 2021, dont les conseils ont permis la conception d’une partie des directives du rapport. De nombreuses athlètes, dont moi-même, se sont retrouvées dans des situations de compétition, où elles étaient davantage concentrées sur les caméras plutôt que sur leur propre performance. Il existe tant d’angles différents à montrer dans notre sport… »










