Begoña Gomez et son mari, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, à Séville (Espagne), le 1ᵉʳ décembre 2024. CRISTINA QUICLER/AFP
Begoña Gomez, l’épouse du premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, sera bien jugée pour trafic d’influence et détournement de fonds publics, a annoncé, jeudi 16 juillet, un tribunal de Madrid. Le procès, dont la date n’est pas encore connue, verra donc s’asseoir sur le banc des accusés la femme du chef du gouvernement socialiste, qui devra s’expliquer devant un jury populaire, comme le demandait le juge enquêtant sur elle depuis deux ans.
Seuls les délits de trafic d’influence et détournement de fonds publics ont été retenus, tandis que le délit de corruption a été abandonné, peut-on lire dans la décision datée de lundi consultée par l’Agence France-Presse (AFP). Cette affaire fait partie des nombreux scandales touchant l’entourage du chef du gouvernement espagnol.
Le juge avait ouvert une enquête en avril 2024 pour déterminer si l’épouse du premier ministre s’était servie de sa position à des fins privées, ce qu’elle et son mari nient. Lors de l’annonce retentissante de l’ouverture de cette enquête, Pedro Sanchez avait créé la surprise en suspendant ses activités pendant cinq jours et en déclarant songer à démissionner, affirmant que ces accusations étaient une manœuvre politique pour le déstabiliser.











