Publié le 16 juillet 2026 à 15:48. / Modifié le 16 juillet 2026 à 15:59.

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Trente-deux accusés ont été condamnés jeudi à des peines allant jusqu’à 12 ans de prison ferme dans le procès de la catastrophe du pont Morandi de Gênes, au nord-ouest de l’Italie), qui avait fait 43 morts, a annoncé le tribunal de la ville.Parmi eux figurent plusieurs anciens cadres de la société d’autoroutes Autostrade per l’Italia (Aspi), gestionnaire de l’immense viaduc situé sur l’autoroute qui connecte l’Italie et la France, qui s’était écroulé le 14 août 2018 à 11h36, sous une pluie battante, précipitant dans le vide des dizaines de véhicules.

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Giovanni Castellucci, ancien directeur général d’Autostrade déjà en prison pour un autre accident meurtrier survenu en 2013 sur un viaduc du sud de l’Italie, a écopé de la peine la plus lourde. Il été reconnu coupable de négligence et d’homicide involontaire au terme d’un procès qui s’était ouvert en 2022 sous un grand chapiteau dressé dans la cour du tribunal de Gênes.«Je me sens responsable mais pas coupable», avait-il déclaré face aux juges, malgré le constat accablant des magistrats chargés d’enquêter sur cette catastrophe dont les images ont fait le tour du monde.Les ex-numéros 2 et 3 d’Autostrade ont, eux, été condamnés respectivement à cinq ans et demi et 11 ans de prison. Un ancien cadre du ministère italien de l’Infrastructure et des Transports chargé de la supervision des concessions autoroutières a pour sa part écopé de cinq ans de prison. Vingt-huit autres co-accusés – sur un total de 57 – ont été reconnus coupables et condamnés à des peines d’au moins un an et 11 mois de prison, a précisé l’agence de presse Agi.