La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), basée à Luxembourg, a validé jeudi la loi adoptée en 2024 par le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez qui accordait une amnistie aux indépendantistes catalans après la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.
« Le droit de l’Union ne s’oppose pas à cette loi d’amnistie » qui avait profondément divisé les Espagnols, a estimé la CJUE dans un communiqué, estimant qu’elle visait « à réduire des tensions institutionnelles et politiques ainsi qu’à faciliter un scénario de réconciliation ».
Le gouvernement régional de Carles Puigdemont avait organisé, le 1er octobre 2017, un référendum d’autodétermination, malgré son interdiction par la justice. Près d’un mois plus tard, le parlement local déclarait unilatéralement l’indépendance de la région, entraînant immédiatement sa mise sous tutelle par le gouvernement espagnol et la révocation du gouvernement local.
400 personnes amnistiées
Les principaux dirigeants séparatistes avaient alors été incarcérés ou avaient fui à l’étranger. Ces événements avaient été l’une des pires crises vécues par l’Espagne depuis son retour à la démocratie après la fin de la dictature franquiste, en 1975.










