Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Projet Pegasus Projet Pegasus Projet Pegasus Le royaume chérifien continue de nier avoir été utilisateur du puissant logiciel de l’entreprise NSO Group, malgré les révélations du « Monde » et de ses partenaires en 2021. De nouveaux éléments et témoignages le confirment à nouveau. Read in English Article réservé aux abonnés Juillet 2021 : les révélations du « Projet Pegasus » se répandent comme une traînée de poudre. Un consortium de 16 rédactions – dont Le Monde –, coordonné par Forbidden Stories et avec l’appui technique du Security Lab d’Amnesty International, révèle que le Maroc est un utilisateur de Pegasus, le logiciel espion pour téléphones ultrasophistiqué de l’entreprise israélienne NSO Group. Le scandale est majeur : non seulement apprend-on que le royaume chérifien a utilisé cet outil d’élite contre sa société civile, mais aussi qu’il l’a pointé contre des chefs d’Etat, dont Emmanuel Macron, ainsi que contre des membres du gouvernement français. Un important faisceau de preuves techniques converge vers Rabat. Les analyses des téléphones de victimes réalisées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ont montré que le client de Pegasus ayant ciblé le gouvernement français a également visé des dizaines de cibles politiques intéressant justement le Maroc. Malgré ces éléments à charge, le pays nie catégoriquement être un utilisateur de ce logiciel espion. Il entame même des procédures judiciaires en France contre Forbidden Stories et Le Monde, et en Allemagne contre Die Zeit et le Süddeutsche Zeitung. Toutes les juridictions ont jugé les plaintes irrecevables. Il vous reste 77.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.