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EnquêteMouchards installés avec une clé USB, téléphones vendus avec des logiciels espions pré-installés, écoutes et caméras cachées… En plus du logiciel Pegasus, le royaume chérifien a constitué un puissant arsenal répressif, déployé contre des journalistes ou des cibles politiques.
C’est un témoignage sans précédent, venu du cœur de l’appareil sécuritaire du Maroc. Un ancien officier de la direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le puissant service de renseignement intérieur, a décidé de témoigner des dérives de son ancien service et de la manière dont il contribue à la répression de la société civile marocaine.
Son identité doit rester secrète. On ne peut dire ni son âge, ni le pays où il s’est réfugié, pas plus que décrire son apparence physique ou faire écouter sa voix. Les risques qu’il encourt en prenant la parole sont immenses : lorsqu’il se rend dans un café, il préfère être servi dans des récipients jetables, pour ne laisser aucune empreinte digitale. Nous l’appellerons Safir.











