À peine partie en campagne pour la présidence française, Marine Le Pen doit composer avec le soutien encombrant d’Elon Musk, coutumier des ingérences politiques en faveur de l’extrême droite et associé au retour au pouvoir d’un Donald Trump dont elle veut à tout prix se démarquer.Elon Musk s’est invité mercredi dans la campagne présidentielle. Il lui a suffi de cinq mots en anglais, huit en français, sur son propre réseau social : « Elle est le dernier espoir de la France », a écrit le milliardaire américain dans un message vantant les sondages qui placent largement en tête la cheffe de file du Rassemblement national, le principal parti d’extrême droite français.Avec environ 35 % des intentions de vote et 15 à 20 points d’avance sur son premier concurrent (Edouard Philippe [droite], le plus souvent, parfois Jean-Luc Mélenchon [gauche radicale]), avait-elle vraiment besoin d’un tel renfort ?Certes le tout-puissant patron de X dispose d’une influence décuplée par ses algorithmes. Une arme dont il a pris l’habitude de se servir pour diffuser ses opinions, comme quand il dénonçait l’an dernier la « persécution » visant la patronne du Rassemblement national, rendue inéligible après son premier jugement et qu’il avait malgré tout « encourag (ée) à se présenter » à l’Elysée.Vœu renouvelé, après que la cour d’appel l’a autorisée à concourir une quatrième fois, quitte à prêter le flanc aux accusations d’ingérence.