Le suspect a exprimé sa volonté d'être pris en charge. Il ne présentait aucun antécédent judiciaire.

Publié le 15/07/2026 21:32

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Un animateur de camp scout, âgé de 28 ans, a été mis en examen mercredi 15 juillet à Besançon pour "agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par majeur ayant une différence d'âge d'au moins cinq ans", a appris ICI Besançon auprès du parquet. Cette mise en examen fait suite à plusieurs plaintes déposées la semaine dernière à l'issue d'un séjour dans le Haut-Doubs par l'association Éclaireuses et éclaireurs laïques de Franche-Comté. Selon le parquet de Besançon, l'homme a reconnu les faits, qui concernent trois enfants âgés de 11 et 12 ans.

Selon le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, les faits ont été révélés à la fin du séjour, le jeudi 9 juillet. La veille, plusieurs enfants ont rapporté à une membre de l'équipe d'animation des faits d'agressions sexuelles imputés à l'un des animateurs. L'homme a été immédiatement écarté et les parents informés, indique l'association. Plusieurs plaintes ont été déposées le 9 juillet et l'enquête a été confiée à la gendarmerie d'École-Valentin et à la brigade de recherches de Besançon. Placé en garde à vue lundi, le suspect a reconnu les agressions sexuelles, et a exprimé sa volonté d'être pris en charge. Il ne présentait aucun antécédent judiciaire, précise le procureur. L'enquête doit permettre de rechercher d'éventuelles victimes lors de séjours antérieurs. L'animateur est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs, d'entrer en relation avec des mineurs et obligation de soins. À défaut de respecter ces obligations, il s'expose à une détention provisoire. Le délit poursuivi est passible de dix ans d'emprisonnement. L'association Éclaireuses et éclaireurs laïques de Franche-Comté, qui accueille environ 250 mineurs tout au long de l'année et autant lors des séjours de vacances, a adressé un courriel à l'ensemble des familles. Son coprésident, Kévin Acosta, explique qu'"il fallait leur expliquer ce qui s'était passé, les mesures mises en place et donner un numéro sur lequel nous contacter. Il fallait aussi les inviter à en parler avec les enfants et faire remonter toute information pour que l'on puisse les communiquer à la justice et aux services Jeunesse et Sport".