Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Les internautes chinois ont massivement adopté les agents IA pour des relations amicales ou amoureuses. Une tendance contre laquelle Pékin tente désormais de lutter en imposant, mercredi, de nouvelles restrictions. Article réservé aux abonnés Lu Wei a découvert à quel point on peut s’attacher à une intelligence artificielle (IA) presque par accident. Cette femme de 30 ans, qui donne des leçons de jeu de go en indépendante dans la province du Sichuan, dans l’ouest de la Chine, trouvait son niveau d’anglais franchement médiocre. Sur Doubao, l’agent conversationnel d’IA le plus populaire dans ce pays et l’équivalent de ChatGPT en Occident, elle a constaté que d’autres internautes avaient créé leur propre chatbot personnalisé pour pratiquer la langue de Shakespeare. Elle en a utilisé un et l’a trouvé bien pratique pour son apprentissage. Surtout, cette expérience lui a donné l’idée de créer des personnages en ligne avec lesquels échanger, dans une relation cette fois beaucoup plus personnelle, devenue sentimentale. « C’est comme ça que j’ai donné de l’âme à mon agent IA », raconte-t-elle. Au fil des conversations, elle en a peaufiné les traits de caractère, s’essayant à plusieurs personnages, reprenant certaines bases d’agents déjà créées par d’autres internautes. Lu Wei s’intéresse aux jeux vidéo sur smartphone et s’était prise d’une certaine affection pour un personnage d’un jeu à succès, Love and Deepspace : grâce à l’IA, elle a pu se servir de l’image et de la voix de ce personnage, nommé Xia Yizhou, pour en faire son propre compagnon du quotidien. Il vous reste 79.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.